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Heureusement que j’ai renouvelé le nom de domaine du site pour un an ! Encore une fois, il semble que la lutte contre la revente de billets au marché noir soit loin d’être gagnée. Preuve en est avec l’émission « Une Semaine d’Enfer » diffusée sur France 4 (plus pour très longtemps malheureusement) qui y a consacré un reportage. Ainsi, le journaliste Benjamin Delsol, que j’ai rencontré par la suite, a interviewé Madame la Députée Muriel Marland-Militello à l’origine de l’amendement UMP sur lequel je me suis déjà exprimé dans un billet précédent.

Malheureusement, le reportage ne met qu’un peu plus encore en exergue la probable inefficacité à certains niveaux de cet amendement. Ainsi on apprendra qu’un revendeur pourra toujours récupérer 10 places et les vendre à des tarifs prohibitifs (apparemment), du moment qu’il ne le fait pas régulièrement. Une nouvelle fois, comment contrôle-t-on l’utilisation de plusieurs comptes sur un site ? Comment empêche-t-on certains revendeurs organisés en réseau à persévérer dans leur activité ? C’est donc bien la preuve que l’on a encore choisi de faire compliqué là où l’on aurait pu faire simple en empêchant (je me répète depuis 4 ans maintenant) toute revente au-delà de la valeur faciale d’un billet.

Vous retrouverez aussi dans ce reportage l’intervention d’un producteur de musique qui s’inscrit lui aussi dans mon ordre de pensée, laisser l’accès à chacun aux différentes manifestations culturelles/sportives et autres à tout à chacun. Empêcher la spéculation de la revente qui ne profite même pas aux artistes et leurs producteurs (sauf certains peu scrupuleux).

En tout cas, j’en profite encore pour remercier Monsieur Benjamin Delsol pour s’être intéressé au sujet, m’avoir laissé un temps de parole au montage et ainsi continuer à apporter ma pierre à l’édifice d’une lutte qui n’est pas prête de se terminer en l’état. Pour regarder l’émission, vous pouvez vous rendre sur le site de France 4 ou sur Pluzz.fr (si vous êtes sur Mac et que vous ne souhaitez pas installer me module Silverlight de Microsoft).

La prochaine étape du coup ? Contacter Madame la Députée pour lui exposer mon point de vue et voir si l’on ne peut pas faire quelque chose qui satisferait tout le monde.

Je me suis dit qu’un petit rafraichissement du site ne ferait pas de mal. Un thème WordPress minimaliste qui va droit à l’essentiel mais qui reste un minimum graphique (ce qui nous mène tout de même à la V3 du site mine de rien). Je n’ai pas encore tout configuré mais le principal, la pétition, est bien là.
J’en profite aussi pour vous souhaiter une très bonne année 2012 qu’on espère être l’une des dernières, si ce n’est la dernière année où la revente de billets est encore possible.
Pour en revenir au coeur même de ce site, j’avoue que je n’ai pas trop creusé les dernières évolutions quant aux démarches entamées par le pouvoir pour « lutter » contre le marché noir (toujours un problème d’agenda de plus en plus chargé). Néanmoins, j’ai appuyé le site d’une page Facebook, n’hésitez pas à vous y joindre puisque celle-ci constituera un très bon point d’entrée pour discuter ensemble de cette démarche. :)
D’ailleurs, on m’a récemment posé quelques questions quant au relais de la pétition, n’hésitez pas à me contacter si vous avez besoin d’infos, je réponds toujours aux demandes !

Oui, je sais, je sais, le site n’est pas très actif. « My bad » comme on dit à les Younaïted Staytes. Normal, je suis très pris d’un point de vue professionnel et personnel mais je persiste et signe, pas grave si tout cela prend du temps à être entériné, le fait d’être là permet d’offrir de la visibilité au mouvement de contestation des vrais amateurs de musique.
Preuve en est, j’avais participé à la réalisation d’un reportage dédié au business de la revente de billets pour 100% Mag, le reportage était passé à la trappe puisque la loi a été étudiée, validée puis modifiée, enfin un vrai mic)mac qui fait qu’on en est toujours au même point. D’un côté, les revendeurs organisés et de l’autre, les amateurs de musique, grugés, spoliés, roulés dans la farine, etc…
Le reportage est néanmoins intéressant et plus complet que le dossier auquel j’avais participé pour le JT de 20h de France 2 (logique, vu le format des émissions et de la nature des infos même).
Pour visualiser ce reportage, vous pouvez vous rendre sur le site de M6 Replay pour voir l’émission du 20 Août, le reportage commence à 25mn.

100-pour-cent-mag

Du projet de loi liberticide LOPPSI, seule une chose semblait pertinente, calmer l’effet de reventes de billets au marché noir via un court texte de loi dont j’avais déjà parlé. Et bien, vous pouvez désormais vous asseoir dessus. Devant la manière plus qu’alambiquée de vendre cette loi au Conseil Constitutionnel de la part de notre cher État, sachez que les vieux « sages » ont giclé l’article. Faut dire que prétexter des problèmes de sécurité pour encadrer la revente de billets n’est pas la chose la plus appropriée. Donc plutôt que de suivre le gouvernement qui proposait une espèce d’arme nucléaire législative (quasiment interdire toute forme de reventes entre particuliers avec des peines lourdes comme la confiscation du matériel ayant servi à la revente), le Conseil a décidé de censurer le texte.
Comme quoi, j’ai bien fait de renouveler le nom de domaine de Marre du Marché Noir parce qu’on n’est pas prêts d’être débarrassés de ce genre d’activité.

Je reviendrai plus tard sur cette info, en attendant, on repassera sur le pouvoir d’achat et l’accès aux manifestations culturelles et sportives…

J’ai un tort, c’est de toujours vouloir faire des billets de fond sur ce blog. Problème, faire des billets de fond, ça demande du temps et du temps, j’en manque cruellement mais je vous passe les détails.

Je me suis dit que pour changer, j’allais me contenter de relayer cette info d’importance dénichée par un ami via Les Numériques et que j’ai rapidement relayée sur VisualMusic :

« Art. L. 443-2-1. – Le fait, sans autorisation du producteur, de l’organisateur ou du propriétaire des droits d’exploitation d’une manifestation culturelle, sportive ou commerciale, d’offrir, de mettre en vente ou d’exposer en vue de la vente, sur un réseau de communication au public en ligne, des billets d’entrée ou des titres d’accès à une telle manifestation à un prix supérieur à leur valeur faciale, augmentée le cas échéant des frais de réservation et des frais de port, est puni de 15 000 € d’amende. »

Ho bah ! Dites donc, on dirait bien que nos sénateurs sont vraiment décidés à en finir avec cette pratique du marché noir sur le web. Ce qui est une très très bonne chose même si le Sénateur Jean Patrick Courtois a dû lutter pour faire appliquer ce texte au web car encore une fois, ce ne sont pas, à mon sens, les 10, 20 mecs qui revendent des billets devant les salles de concert qui posent le plus problème tant la pratique (ancestrale d’ailleurs) me semble finalement anodine. Surtout quand on compare aux milliers d’internautes qui se sont improvisés professionnels de la revente de billets et qui se font toujours plus nombreux chaque année, la faute à une loi non pas inexistante mais totalement inadaptée.

D’ailleurs, cette pétition n’a jamais eu pour vocation de faire disparaitre le marché noir de la surface de notre pays, puisque cela tient du fantasme pur à mon sens ! Mais bien de calmer le jeu sur le web, en limitant l’impact de ces pénibles pratiques pour les consommateurs désormais contraints (ou presque) de subir le jeu des revendeurs, que ce soit pour le délai d’achat des places ou les marges de revente excessives (même si dans le second cas, je pense qu’il vaut mieux renoncer à un concert qu’alimenter cette pratique).

Alors, c’est fini le marché noir ?

Et bien, pas tout à fait. Le texte doit encore passer en commission mixte paritaire qui va lisser le texte entre le Sénat et l’Assemblée Nationale puisqu’il y avait été adopté différemment. Néanmoins, le dossier avance et démontre que notre gouvernement est bien décidé à en finir avec cette pratique, prouvant par là même que les revendeurs en ligne profitent très certainement de leurs derniers concerts bénéfices. Le point noir de tout ça, c’est que l’article doit faire partie de l’horrible LOPPSI, cette loi tentaculaire fourre-tout et ultra-sécuritaire que beaucoup contestent déjà à juste titre. Espérons donc que certains aspects contestables le soient bien quand certains articles, tels que celui-ci, méritent vraiment d’être adoptés.

En tout cas, ça bouge dans le bon sens !


Ou presque !

Et oui, il faut savoir que durant l’année écoulée, j’ai quand même échangé quelques mails avec des internautes intéressés par la question et même avec des sénateurs (et sénatrices) qui se sont penchés sur la question du marché noir. Et finalement, l’idée de réglementer la revente de billets a fait son bonhomme de chemin dans les couloirs de notre gouvernement. Il faut dire qu’un texte de 1919 régissant un business très actuel, ça faisait un peu tâche, d’ailleurs, je ne sais pas si vous l’avez vu mais durant l’été 2008, Ebay avait été assigné devant les tribunaux par le festival Au Bout Du Monde.

Le festival attaquait Ebay car on y trouvait de nombreux pass à vendre alors qu’Au Bout du Monde bénéficie de subventions publiques (là on est en plein dans la loi de 1919), cependant Ebay avait immédiatement coopéré en retirant systématiquement les annonces liées au festival. Néanmoins, les responsables du festival avaient décidé de mener jusqu’au bout leur action en justice, estimant que le site d’enchères était responsable, sauf que le tribunal en a décidé autrement et les a déboutés puisqu’Ebay avait immédiatement réagi pour juguler la revente. Preuve que certains « officiels » se sont inquiétés de ce marché parallèle.

Depuis et sur l’indication d’internautes signataires, j’ai eu l’occasion d’échanger quelques mails avec des sénateurs et des sénatrices qui étudiaient cette question il y a déjà un an. Le résultat, c’est qu’en cette fin 2010, ceux-ci vont étudier un texte très controversé appelée LOPPSI 2, un texte fourre-tout sécuritaire à mort qui pourrait bien faire vaciller la neutralité du web dans nos contrées (sic). Pour cela, je vous renvoie à cet article de L’express qui présente quelques point délicats de cette loi et vu que l’on y renforce un peu tout et n’importe quoi sur le web, nos élus ont aussi pensé à la revente de billets :

VENTE A LA SAUVETTE

La vente à la sauvette, qui constituait une contravention, devient un
délit passible de 6 mois d’emprisonnement et de 3750 euros d’amende.
L’exploitation de la vente à la sauvette est elle aussi sévèrement réprimée.

Ça, c’est déjà plus intéressant, d’ailleurs le député UMP de haute-Savoie Lionel Tardy revient un peu sur la proposition en exprimant son souhait d’étendre le dispositif hors du web, estimant que l’on ne peut simplement stigmatiser le web.

Avouons néanmoins que ce ne sont pas vraiment les 10 – 20 mecs qui vendent des billets devant les salles de concerts qui posent le plus de problèmes. Le marché noir existe depuis très longtemps et, je pense, continuera à exister encore longtemps. Par contre, ce qui est assez nouveau, c’est la manière dont celui-ci s’est développé sur le web ! Tout le monde pouvant s’improviser revendeur en toute impunité sans même avoir à bouger de chez soi. On en arrive à des situations des plus absurdes où même des places de parking sont vendues 6 fois leur prix pour la venue de U2 au Stade de France (soit 75€ !)
Et c’est bien là ce qui pose le plus problème pour moi, c’est cette facilité d’action avec laquelle certains en ont fait un business régulier au détriment des amateurs de musique qui sont, dès lors, pris en otage. Si vous avez été incapables de vous fournir des places pour un concert (bah oui, quelle idée de bosser le matin de la vente des billets par exemple), certains revendeurs n’hésiteront pas à vous dire que vous l’avez un peu cherché (lu sur certains forums) ! Normal donc de trouver derrière et même pas une heure après sur internet déjà des dizaines et des dizaines d’annonces avec des prix multipliés par 2 minimum.


Néanmoins et si je suis loin de prier pour que le texte LOPPSI 2 passe pour de nombreuses raisons car mettant à mal les libertés individuelles sur internet, le fait d’interdire la revente serait, je pense, un véritable frein à ce marché parallèle qui expose, en plus, tout acheteur à un risque d’arnaque.

Reste que même ce passage de la loi ne fera pas forcément avancer les choses comme on le souhaiterait mais ça, j’y reviendrai dans un prochain billet…